La pression s’intensifie sur les groupes armés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Depuis le déploiement de nouveaux soldats salvadoriens en Haïti, à la suite de la disparition de quatre techniciens militaires du Salvador, les opérations contre les gangs se multiplient et semblent gagner en intensité.
Dernier épisode en date : Mathias, ainsi connu, chef de gang opérant à Boston, dans la commune de Cité Soleil, a été grièvement blessé dans la nuit du jeudi 5 novembre 2026, lors d’une opération des forces de l’ordre, a appris Capital Info.
Selon plusieurs sources, son véhicule aurait d’abord été ciblé par un drone kamikaze, avant qu’un hélicoptère de la Police nationale d’Haïti (PNH) n’intervienne à son tour. Citant ses propres sources, le média en ligne Radiographie rapporte que le chef de gang aurait été atteint par plusieurs projectiles, dont un à l’abdomen.
Cet épisode illustre l’intensification de la pression sécuritaire exercée sur les groupes armés, dans un contexte marqué par le renforcement des opérations depuis l’arrivée des nouveaux contingents salvadoriens.
Face à cette intensification des opérations, Lanmò Sanjou, présenté comme l’un des principaux chefs du gang des 400 Mawozo, actif notamment dans la zone de Croix-des-Bouquets, aurait entrepris de solliciter l’ouverture d’un dialogue. Dans une correspondance adressée aux Nations unies, il aurait demandé à l’organisation internationale de faciliter des discussions en Haïti avec les groupes armés.
Selon les déclarations attribuées à Lanmò Sanjou, cette démarche aurait reçu un accueil favorable de l’ONU, qui envisagerait de dépêcher une délégation dans le pays le 18 novembre prochain pour faciliter ce processus.
Toutefois, aucune communication officielle des Nations unies n’a, pour l’heure, confirmé cette initiative ni annoncé l’envoi d’une délégation à cette date. Cette perspective de dialogue reste donc à confirmer, alors que les opérations contre les groupes armés se poursuivent sur le terrain.
