Plus d’une semaine après la disparition de quatre techniciens de l’aviation salvadorienne à Santo, Nayib Bukele renforce considérablement la présence militaire de son pays en Haïti, alors que le sort des quatre hommes reste toujours incertain.
Selon un journal américain, le président salvadorien souhaiterait également donner davantage d’autonomie à ses troupes sur le terrain. Elles pourraient ainsi mener certaines opérations sous l’autorité directe de leur commandant, sans dépendre systématiquement de la Force de répression des gangs (FRG). Les contours de ce dispositif n’ont toutefois pas encore été précisés officiellement.
Ce renforcement est déjà visible. Reuters rapporte, ce mardi 27 octobre, qu’environ 1 000 militaires salvadoriens auraient été envoyés en Haïti ces derniers jours, avec du matériel destiné notamment à soutenir les recherches. La durée de leur déploiement et leur chaîne de commandement restent cependant à clarifier.
Les quatre techniciens sont portés disparus depuis le 18 octobre, après une embuscade à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets. Des restes humains ont depuis été récupérés, mais Bukele affirme qu’ils ne correspondent pas à ses hommes. La FRG n’a pas non plus confirmé leur décès.
Alors que les recherches se poursuivent, la disparition des quatre Salvadoriens prend désormais une nouvelle dimension : elle s’accompagne d’un renforcement rapide de la présence militaire du Salvador en Haïti et soulève des interrogations sur le cadre opérationnel de ce nouveau dispositif.
