Le Conseil électoral provisoire (CEP) a une nouvelle fois modifié son calendrier électoral en prolongeant jusqu’au 14 octobre 2026 la période d’inscription des candidats, initialement prévue jusqu’au 2 octobre. Une décision présentée comme une réponse aux demandes de plusieurs partis et groupements politiques.
Si cette prolongation peut se justifier par la volonté de faciliter la participation, elle illustre surtout les difficultés du CEP à maintenir une ligne constante dans la conduite du processus électoral. Les modifications successives du calendrier, auxquelles s’ajoutent les multiples ajustements du décret électoral après les contestations des acteurs politiques, donnent l’image d’une institution qui peine à imposer un cadre stable et prévisible.
Le problème est d’autant plus préoccupant que le CEP est précisément chargé de garantir la crédibilité et la régularité du processus. À force de modifier ses décisions sous la pression des contestations, l’institution risque d’affaiblir son autorité et la confiance des acteurs.
La question dépasse donc le simple report de quelques jours : le CEP dispose-t-il réellement du leadership, de la capacité organisationnelle et de la fermeté institutionnelle nécessaires pour conduire les élections jusqu’à leur terme ?
À l’approche des échéances électorales, la crédibilité du processus dépendra autant de la préparation matérielle du scrutin que de la capacité du CEP à fixer des règles claires, les appliquer de manière cohérente et résister aux pressions politiques.
