Le Conseil électoral provisoire (CEP) poursuit à marche forcée les préparatifs des prochaines élections. Dans une note de presse publiée ce jeudi 13 août, l’institution électorale annonce la publication de la liste définitive des groupements politiques agréés : 17 regroupements réunissant au total 228 partis politiques ont reçu un avis favorable du CEP.
Sur le papier, une nouvelle étape est franchie. Mais sur le terrain politique, les interrogations restent nombreuses. Plusieurs partis avaient exprimé des réserves concernant le décret électoral du 2 juin 2026, estimant que certaines de leurs préoccupations n’avaient pas été suffisamment prises en compte. Malgré cela, le CEP poursuit son calendrier, sans qu’un véritable consensus semble encore établi autour des règles du jeu.
Et le contexte dans lequel cette machine électorale se met en marche est loin d’être rassurant. Haïti reste confrontée à une insécurité qui bouleverse la vie quotidienne, avec des territoires contrôlés ou menacés par les gangs, des familles déplacées et une population qui peine déjà à se déplacer librement.
Dans ces conditions, la question dépasse largement les échéances et les procédures : comment demander aux Haïtiens de participer à des élections si l’État peine encore à garantir leur sécurité ?
Le CEP avance donc, étape après étape. Mais pour que cette dynamique débouche sur des élections crédibles, il faudra plus qu’un calendrier et des listes de partis : il faudra rétablir la confiance, répondre aux inquiétudes politiques et surtout créer un minimum de sécurité pour que les citoyens puissent réellement exercer leur droit de vote.
