L’OEA et l’Union européenne misent sur de nouvelles bases pour renforcer la lutte contre les gangs en Haiti

Face à l’insécurité qui continue de fragiliser de nombreuses communautés en Haïti, l’Organisation des États américains (OEA) et l’Union européenne ont annoncé, le 21 juin 2026, le lancement d’un projet visant à renforcer les capacités de la Police nationale d’Haïti (PNH). Présentée en marge de la 56e Assemblée générale de l’OEA à Panama, l’initiative prévoit la construction de cinq bases opérationnelles avancées dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.

Pour les autorités haïtiennes, ces nouvelles infrastructures représentent bien plus que de simples bâtiments. Elles doivent permettre aux policiers de se rapprocher davantage des populations, d’intervenir plus rapidement dans les zones sensibles et de consolider la présence de l’État dans des quartiers longtemps affectés par l’emprise des groupes armés.

La ministre des Affaires étrangères, Raina Forbin, a salué un projet qui s’inscrit dans les priorités du gouvernement en matière de sécurité. Selon elle, cette initiative viendra renforcer les actions déjà engagées, notamment à travers le programme P4000, en offrant aux forces de l’ordre de meilleurs moyens pour sécuriser les territoires reconquis et protéger les citoyens.

En annonçant ce projet, l’Union européenne a également réitéré son soutien aux efforts déployés par les autorités haïtiennes. Dans un pays où des milliers de familles vivent encore sous la menace de la violence armée, cette initiative apparaît comme une nouvelle étape dans la recherche de solutions concrètes pour restaurer la sécurité et permettre aux citoyens de retrouver un quotidien plus serein.

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