À l’approche des prochaines échéances politiques, Yves Lafortune tire la sonnette d’alarme : les candidatures se multiplient, mais les programmes se font rares.
Dans une tribune publiée le 17 septembre, le spécialiste des politiques publiques déplore le contraste entre l’afflux de prétendants au pouvoir et la faiblesse des projets clairement articulés pour répondre aux défis d’Haïti. Il rappelle qu’à d’autres époques, des figures comme Leslie Manigat, Marc Bazin, René Théodore ou Serge Gilles avaient porté des orientations politiques structurées.
Pour Lafortune, l’expérience des candidats ne suffit pas. Haïti a besoin de visions, de stratégies et de politiques publiques concrètes, notamment en matière d’éducation, de santé, d’agriculture, d’environnement et de développement territorial.
Le constat est brutal : sans projet pour transformer le pays, la multiplication des candidatures risque de n’être qu’une multiplication de noms sur un bulletin. Et pendant que les prétendants se comptent, l’avenir d’Haïti, lui, demeure sans véritable feuille de route.
