Trois voyages à New York en trois mois : où sont les résultats des missions de Sandra Paulemon ?

La ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon, s’est une nouvelle fois envolée pour New York. Du 13 au 16 juillet 2026, elle prendra part à une réunion des Nations unies consacrée au développement durable et à la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030. Il s’agit de sa troisième mission officielle dans la métropole américaine en l’espace de trois mois, après celles effectuées du 14 au 20 avril et du 22 au 26 juin.

Le gouvernement présente ces déplacements comme une démarche destinée à mobiliser des partenariats et des financements en faveur d’Haïti. Mais à mesure que les missions se succèdent, une interrogation persiste : quels résultats concrets ont-elles permis d’obtenir ?
Quel a été le coût de ces voyages pour le Trésor public ? Qui compose les délégations accompagnant la ministre ? Quels accords ont été conclus ? Quels financements ont été mobilisés ? Quels projets ont effectivement vu le jour à la suite des deux premières missions ?

À ce jour, les informations rendues publiques ne permettent pas d’établir que ces déplacements ont débouché sur des engagements financiers significatifs ou sur la signature d’accords produisant des retombées immédiates. En l’absence d’un bilan détaillé et documenté, la multiplication de ces missions continue d’alimenter les interrogations sur leur efficacité et sur l’utilisation des ressources publiques.

Dans un pays confronté à une crise multidimensionnelle et à de fortes contraintes budgétaires, la transparence sur les coûts, les objectifs et les résultats de ces déplacements apparaît plus que jamais comme une exigence de bonne gouvernance, de redevabilité et de reddition de comptes.

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