Transition politique : le KPC appelle au départ d’Alix Didier Fils-Aimé après le 7 juin

À l’approche du 7 juin 2026, le parti politique Konviksyon pou Chanjman estime que la transition en cours ne peut plus se poursuivre dans sa forme actuelle. Dans une note publique, la formation politique remet en cause le maintien au pouvoir du Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé et appelle à l’ouverture d’une nouvelle dynamique politique pour sortir le pays de l’impasse.

Le parti dresse un constat préoccupant : l’insécurité continue de s’aggraver, les groupes armés étendent leur emprise sur le territoire et le processus électoral demeure dans l’impasse. Selon le KPC, les deux principales missions de la transition ( rétablir la sécurité et organiser des élections) n’ont, à ce stade, pas produit de résultats concrets.

La formation politique insiste par ailleurs sur la portée de l’échéance du 7 juin, qu’elle considère comme un moment clé sur le plan constitutionnel et politique. Elle avertit qu’une prolongation de la transition sans nouvel accord national risquerait d’accentuer encore la crise de légitimité qui fragilise déjà les institutions.

Dans cette perspective, Konviksyon pou Chanjman plaide pour une reconfiguration de l’exécutif reposant sur un large consensus national. Le parti propose notamment la mise en place d’un exécutif bicéphale, présenté comme une option permettant de rétablir un minimum de confiance politique et de relancer le processus électoral.

À travers cette prise de position, le KPC cherche surtout à rouvrir le débat sur l’avenir de la transition et sur la nécessité de construire une solution politique plus stable, plus inclusive et capable de répondre à l’urgence de la crise haïtienne.

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