Le président américain Donald Trump a donné son accord de principe à un projet de loi bipartisan destiné à durcir les sanctions contre les pays qui continuent d’importer du pétrole et du gaz russes, a annoncé mercredi le sénateur Lindsey Graham, l’un des principaux artisans du texte.
Portée conjointement par des élus républicains et démocrates, la proposition permettrait à l’administration américaine d’imposer des sanctions ou des droits de douane particulièrement dissuasifs, pouvant atteindre jusqu’à 500 %, sur les importations en provenance d’États qui maintiennent des échanges énergétiques avec Moscou, en dépit des sanctions instaurées depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.
Le dispositif viserait notamment de grands importateurs comme la Chine, l’Inde ou le Brésil. L’objectif affiché par Washington est de tarir les revenus énergétiques de la Russie, considérés comme un levier central du financement de son effort de guerre. Le texte doit désormais être soumis au Congrès, où un vote est attendu dans les prochains jours.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. Elle intervient alors qu’un pétrolier battant pavillon russe a récemment été saisi dans l’Atlantique Nord, un épisode interprété comme un signal de fermeté supplémentaire à l’égard des flux énergétiques russes. Cet événement illustre la volonté croissante des puissances occidentales de renforcer le contrôle maritime et de perturber les circuits d’exportation de Moscou, au-delà du seul cadre des sanctions financières et commerciales.
