Le militant panafricaniste, plus connu sous le nom de Kemi Seba, a été arrêté le lundi 13 avril 2026 en, a annoncé la police locale ce jeudi 16 avril. Figure controversée du militantisme africain contemporain, il s’est imposé au fil des années comme l’un des visages les plus médiatisés du panafricanisme radical.
Ancien membre de mouvements activistes en Europe, il a progressivement recentré son action sur le continent africain, où il mène des campagnes contre l’influence occidentale, notamment celle de la France, et pour la souveraineté monétaire des États africains. Fondateur de l’ONG Urgences Panafricanistes, Kemi Seba fédère une partie de la jeunesse autour de discours anti-impérialistes et de revendications identitaires affirmées. Cette posture lui vaut une audience importante, mais aussi de vives critiques de la part de plusieurs gouvernements, qui dénoncent la radicalité de ses prises de position.
Son parcours est également jalonné de démêlés avec la justice dans plusieurs pays africains, en particulier au Bénin. Les autorités béninoises l’accusent aujourd’hui d’avoir soutenu une tentative de coup d’État, ce qui a conduit à l’émission d’une demande d’extradition. Cet épisode s’inscrit dans un climat de tensions récurrentes avec la justice du pays, où ses activités militantes sont régulièrement perçues comme des facteurs de déstabilisation. Au-delà du Bénin, ses engagements lui ont valu diverses procédures administratives et judiciaires à travers le continent, renforçant l’image d’un activiste aussi influent que controversé.
Parallèlement, ses relations avec la France se sont nettement détériorées ces dernières années. Les autorités françaises ont notamment décidé de lui retirer son visa, invoquant des motifs liés à l’ordre public et à la teneur de ses discours. Cette décision marque une rupture symbolique avec le pays où il avait entamé son parcours militant, et conforte son positionnement en faveur d’une Afrique affranchie des influences extérieures. Enfin, il a également été interpellé avec son fils pour avoir facilité une entrée illégale au via le fleuve , ajoutant une dimension judiciaire supplémentaire à une affaire déjà complexe.
