Justice: Emmanuel Constant, ex-chef du FRAPH, entre la vie et la mort en détention aux Gonaïves

L’état de santé d’Emmanuel Constant, ancien dirigeant du Front révolutionnaire armé pour le progrès d’Haïti (FRAPH), suscite une vive inquiétude. Détenu à la prison civile des Gonaïves, l’homme de 70 ans serait dans un état critique, selon plusieurs témoignages concordants.

Dans une correspondance adressée au commissaire du gouvernement, d’anciens condisciples tirent la sonnette d’alarme et réclament son transfert immédiat vers un centre hospitalier. Ils décrivent une dégradation rapide de sa condition physique, évoquant notamment la présence d’un cathéter et des saignements persistants nécessitant, selon des médecins, une intervention chirurgicale d’urgence.

Incarcéré depuis plus de deux décennies sans comparution devant un juge, Emmanuel Constant vivrait dans des conditions de détention particulièrement éprouvantes. Il partagerait une cellule surpeuplée avec près de 80 codétenus, dans un environnement jugé incompatible avec son état de santé.

Les signataires de la lettre dénoncent une situation « inhumaine », estimant que l’absence de prise en charge médicale adaptée met directement sa vie en danger. Ils appellent les autorités judiciaires à agir sans délai.

Figure controversée de l’histoire récente d’Haïti, Emmanuel Constant avait quitté le pays à la suite du retour au pouvoir de Jean-Bertrand Aristide en 1994 pour s’installer aux États-Unis. Il y a été reconnu coupable de fraude immobilière à New York, avant d’être expulsé vers Haïti en 2020, où il est incarcéré depuis.

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