Miami condamne les exécutants, mais le mystère des commanditaires demeure

Le dénouement du procès de Miami laisse un profond sentiment d’inachevé. Malgré la condamnation de quatre accusés dans l’assassinat de Jovenel Moïse, Joverlein Moïse estime que la justice américaine s’est arrêtée aux exécutants sans jamais remonter jusqu’aux véritables instigateurs du complot.

Dans un communiqué au ton sévère, le fils du président assassiné affirme qu’« aucune peine imposée à ces individus » ne saurait représenter une véritable justice. Selon lui, le procès mené en Floride visait avant tout à établir les responsabilités liées aux activités organisées depuis le territoire américain, sans explorer les ramifications politiques et financières en Haïti.

Cette approche, soutient-il, permet de refermer le volet américain du dossier tout en laissant intactes les nombreuses zones d’ombre entourant les possibles commanditaires. Joverlein Moïse y voit l’expression d’une justice sélective, facilitée par la fragilité du système judiciaire haïtien.

L’évocation de l’« Opération Bolivie », présentée comme un vaste plan de déstabilisation contre son père, renforce l’idée d’un complot dépassant largement le cadre d’une simple opération de mercenaires.

Pour Joverlein Moïse, tant que les auteurs intellectuels de l’assassinat ne seront ni identifiés ni jugés, le 7 juillet 2021 restera le symbole d’une vérité incomplète et d’une souveraineté judiciaire profondément fragilisée.

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