Le gouvernement a annoncé ce vendredi l’accélération du processus d’approbation du décret électoral, une décision qui intervient alors que le Premier ministre sort politiquement renforcé du bras de fer qui l’a opposé ces dernières semaines au Conseil Présidentiel de Transition (CPT).
Selon un communiqué diffusé après une réunion conjointe entre le CPT et l’exécutif, le Conseil de gouvernement a tenu une séance de travail consacrée à l’examen approfondi du projet de décret électoral. Les ministres ont été invités à se familiariser avec le texte afin d’en faciliter l’adoption lors du prochain Conseil des ministres, une étape présentée comme déterminante pour la mise en place du cadre garantissant des élections crédibles et transparentes.
Cette accélération survient alors que la transition connaît une recomposition interne. Désormais en position de force après avoir tenu tête au CPT, le Premier ministre cherche visiblement à capitaliser sur ce regain d’autorité. Sa victoire dans ce bras de fer institutionnel lui permet de reprendre la main sur le calendrier électoral et de relancer un processus longtemps ralenti par des divergences au sommet de l’État.
Si le communiqué insiste sur la volonté de coordination entre le gouvernement et le CPT, plusieurs observateurs y voient le signe d’un nouvel équilibre des pouvoirs, dans lequel le chef du gouvernement joue désormais un rôle plus affirmé dans la conduite de la transition.
En mettant en avant la finalisation du décret électoral, l’exécutif entend rassurer sur sa capacité à faire avancer les préparatifs du scrutin et à redonner de la cohérence au processus. Reste à voir si cette dynamique se traduira, dans les prochaines semaines, par un calendrier électoral clair, très attendu par les acteurs politiques et la population.
