À seulement quatre mois de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), les États-Unis semblent déterminés à intensifier leur pression sur les autorités haïtiennes afin qu’elles cèdent leur place.
Dans une déclaration relayée sur la page officielle de l’ambassade des États-Unis en Haïti, le diplomate Henry T. Wooster a fermement exhorté le Conseil présidentiel de transition ainsi que les membres du gouvernement à soumettre, dans les plus brefs délais, un plan de sortie structuré, assorti d’un calendrier électoral à la fois réaliste et exécutable.
« Le temps est venu pour le CPT et les autorités gouvernementales haïtiennes d’assumer pleinement leurs responsabilités en présentant une feuille de route détaillée, incluant un échéancier électoral clair », a déclaré l’ambassadeur.
Cette mise en garde intervient dans un contexte de méfiance croissante de la communauté internationale, de plus en plus sceptique face à l’enlisement de la transition politique en Haïti. Le pays, privé d’élections depuis plusieurs années, reste plongé dans une crise institutionnelle chronique, alimentant une instabilité persistante et une insécurité généralisée.
