Une enquête conjointe menée par l’organisation MEDIC Haïti et le Mouvement Point Final met en lumière une situation sanitaire alarmante dans les camps de réfugiés de Port-au-Prince et de Léogâne. Les données recueillies révèlent une détresse extrême : 98 % des déplacés seraient touchés par la gale, tandis que 85 % des enfants âgés de 1 à 6 ans souffrent de diarrhées ou de dysenterie. La malnutrition atteint un taux critique de 80 %, et les infections respiratoires aiguës affectent environ 70 % des résidents.
L’enquête pointe également un environnement d’une insalubrité extrême, marqué par la promiscuité, le manque de ventilation et l’absence d’infrastructures sanitaires adéquates — un terreau propice à la résurgence d’infections sexuellement transmissibles, de grossesses précoces et de violences sexuelles. Certains acteurs humanitaires qualifient désormais ces camps de véritables « jungles ».
Face à cette situation dramatique, Ulysse Jean Chenet, responsable de MEDIC Haïti, appelle à une intervention immédiate : « Une action urgente est vitale pour sauver des milliers de vies menacées par cette catastrophe silencieuse. »
