Quand le sacré s’invite sur le terrain : le maillot 2026 des Grenadiers enflamme le débat

Le nouveau maillot de la sélection nationale pour la Coupe du monde 2026 provoque une véritable onde de choc dans la société haïtienne. Orné de vèvès, ces figures graphiques sacrées du vodou haïtien, le design entend célébrer l’héritage spirituel et culturel du pays. Mais son apparition a immédiatement divisé : de nombreux chrétiens s’indignent de voir figurer sur un symbole national des références à une tradition spirituelle qu’ils ne partagent pas et réclament une version alternative.

Dans la mythologie haïtienne, les vèvès ne sont pas de simples ornements. Ce sont des signes de passage, des tracés rituels qui ouvrent un lien entre le monde des humains et celui des lwa, les esprits protecteurs. Chaque forme porte une intention : appeler la force, la clairvoyance, la justice ou la guérison. Leur présence sur un maillot revêt donc un poids symbolique immense, faisant résonner des siècles de croyances, de luttes et de mémoire collective.

Pour certains, ce choix artistique incarne une fierté profonde : il affirme l’identité plurielle d’Haïti et l’inscrit au cœur de la scène mondiale. Pour d’autres, il brouille la frontière entre représentation nationale et expression religieuse, créant un malaise spirituel qu’ils jugent incompatible avec une équipe censée rassembler tout le pays.

Entre célébration culturelle et sensibilité confessionnelle, le débat autour du maillot révèle les tensions, mais aussi la richesse d’une identité haïtienne en constante construction.

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