Minnesota : sous la pression populaire, Washington retire 700 agents fédéraux de l’opération Metro Surge
Face à la montée de la colère citoyenne dans le Minnesota, déclenchée par deux fusillades mortelles impliquant des agents fédéraux, l’administration Trump a annoncé, mercredi 4 février, le retrait immédiat de 700 agents de l’immigration déployés dans l’État dans le cadre de l’opération Metro Surge.
L’annonce a été faite par Tom Homan, chargé des questions frontalières au sein de l’administration, lors d’une conférence de presse. Il a précisé que cette réduction s’inscrivait dans un nouvel accord de coopération renforcée avec les autorités pénitentiaires locales et étatiques, notamment en matière de transferts des personnes interpellées vers les services de l’immigration. « Cette décision ne signifie en aucun cas un arrêt de l’application de la loi », a-t-il insisté, soulignant que des effectifs fédéraux resteraient pleinement opérationnels sur le terrain.
Lancée en décembre 2025, l’opération Metro Surge avait conduit au déploiement d’environ 3 000 agents fédéraux dans la région de Minneapolis. Cette présence massive avait rapidement cristallisé les tensions, suscitant de vives critiques locales et un débat national, particulièrement après la mort de deux citoyens américains lors d’interventions policières. Ces événements ont provoqué une vague de manifestations et ravivé les accusations d’usage excessif de la force.
Selon Tom Homan, près de 2 000 agents fédéraux demeureront actifs dans le Minnesota, leur maintien étant conditionné au niveau de coopération des autorités locales. Dans le même temps, la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a annoncé que tous les agents opérant à Minneapolis seront désormais équipés de caméras-piétons, une mesure présentée comme un pas vers davantage de transparence et de responsabilité.
Présentée comme un geste d’apaisement face à la contestation, cette réduction d’effectifs s’inscrit néanmoins dans la continuité de la politique migratoire de l’administration Trump. Loin de mettre un terme aux controverses, elle relance les débats politiques et juridiques autour de l’opération Metro Surge, dont les répercussions sécuritaires, institutionnelles et sociales continuent de diviser l’opinion publique.
