À l’approche du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’Organisation des États américains (OEA) alerte sur le risque d’un vide politique en Haïti.
Le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, a déclaré devant le Conseil permanent que la tenue d’élections avant cette échéance « reste très improbable », en raison de la dégradation du climat sécuritaire et de la fragilité des institutions publiques.
D’après un rapport présenté lors de cette séance, la fin du mandat du CPT « place Haïti au bord d’un vide institutionnel », susceptible de compromettre les avancées réalisées vers la stabilisation du pays. Ramdin a ainsi appelé à la création de structures de gouvernance légitimes pour garantir la continuité de l’État et encadrer le processus électoral.
Une mission de l’OEA doit se rendre à Port-au-Prince en décembre, afin d’évaluer la situation politique et sécuritaire. Cette visite, initialement prévue plus tôt, avait été reportée en raison du passage de l’ouragan Melissa.
Face à l’urgence, la communauté internationale encourage les acteurs haïtiens à parvenir à un consensus pour éviter une nouvelle impasse constitutionnelle et préserver la stabilité du pays.
