La loi du plus fort s’impose : quand la peur devient une arme géopolitique

Dans le monde qui émerge aujourd’hui, le message des grandes puissances est sans ambiguïté : pour être respecté, il faut désormais être craint. C’est dans cet esprit que s’inscrit la décision de l’administration Trump de lancer, en dehors de tout cadre légal international, une opération militaire au Venezuela, présentée comme ayant conduit à la capture du président Nicolás Maduro.

Mobilisant des moyens militaires sophistiqués, cette intervention dépasse le simple objectif politique. Elle vise avant tout à briser toute capacité de résistance et à rappeler brutalement la suprématie de la puissance américaine. La démonstration de force devient ainsi un instrument central de domination, destiné autant aux adversaires directs qu’aux observateurs du système international.

Lors d’une interview accordée à Fox News, le président américain s’est d’ailleurs félicité d’avoir supervisé ce qu’il a qualifié de « l’opération la plus accomplie de l’histoire », affirmant que les États-Unis prendraient en main la direction du Venezuela jusqu’à l’instauration d’une transition. Une déclaration lourde de sens, qui entérine l’idée qu’un État puissant peut désormais décider du destin d’un autre, sans contrainte réelle.

Au-delà du cas vénézuélien, cet épisode révèle une transformation profonde de l’ordre mondial. Les puissances agissent de plus en plus comme des acteurs prédateurs, dans un environnement où le droit international s’efface devant la force brute. Dans ce nouvel équilibre, la survie politique et stratégique semble réservée aux plus forts, tandis que les États vulnérables risquent d’être soumis, marginalisés ou absorbés dans un jeu de domination sans règles ni garde-fous.

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