Conflit géopolitique : Washington et Téhéran plus proches de la guerre que jamais

(FILES) The USS Abraham Lincoln aircraft carrier (L) transits the Strait of Hormuz on November 19, 2019. A US naval strike group led by the USS Abraham Lincoln aircraft carrier has deployed to Middle Eastern waters, the United States said on January 26, 2026, as Tehran warned it was ready to hit back at any American attack launched in response to a crackdown on anti-government protests. (Photo by Zachary PEARSON / US NAVY / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / US Navy / Mass Communication Specialist 3rd Class Zachary Pearson" - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Un jour seulement après avoir annoncé le déploiement de son armada, dont le porte-avions Abraham Lincoln, au Moyen-Orient, les États-Unis ont indiqué mardi qu’ils mèneraient, dans les prochains jours, un exercice militaire aérien dans la région, ravivant les craintes d’une escalade militaire majeure.

Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran, alimentées notamment par la répression sanglante des manifestations antigouvernementales en Iran. Les autorités américaines dénoncent la brutalité de la réponse du régime iranien face à une contestation populaire persistante.

Dans un communiqué publié mardi, la composante aérienne du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a précisé que cet exercice vise à « démontrer la capacité à déployer, disperser et maintenir une puissance aérienne de combat » à l’échelle régionale. Une démonstration de force à la fois dissuasive et stratégique.

Selon plusieurs experts militaires, cette manœuvre constitue avant tout un message clair adressé aux autorités iraniennes afin de les inciter à engager rapidement des négociations. L’objectif serait d’accentuer la pression sur Téhéran pour éviter un recours à la force, un scénario redouté par les alliés régionaux des États-Unis, notamment Israël, l’Arabie saoudite et le Qatar, qui craignent une déstabilisation généralisée du Moyen-Orient.

Le président américain Donald Trump a, à plusieurs reprises, menacé de frapper l’Iran en réaction à la répression des manifestations survenues en janvier. Il a toutefois semblé tempérer sa position après avoir affirmé que Téhéran avait suspendu des exécutions prévues de manifestants, laissant entrevoir une possible désescalade dans un climat toujours marqué par la méfiance et la confrontation.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *