CEP : l’adoption d’un nouvel arrêté fragilise le processus électoral

Selon une source au CEP citée par Le Nouvelliste, un arrêté adopté le 20 mars 2026 modifie le mandat du Conseil électoral provisoire et lui enjoint d’appliquer certaines dispositions du Pacte national, notamment des changements limités à la Constitution ainsi que leur ratification lors des élections.

Au-delà de son apparence technique, cette décision reconfigure en profondeur le processus électoral. Elle implique une révision du calendrier, du cadre légal et du budget, tout en ouvrant des chantiers complexes : refonte intégrale des listes électorales, intégration de la diaspora et organisation simultanée d’un référendum constitutionnel.

Ces contraintes, à la fois logistiques et politiques, rendent incertaine la tenue d’élections à court terme. Elles traduisent également un glissement des priorités, du retour rapide à l’ordre électoral vers une transformation plus large des règles du jeu institutionnel.

Dans ce contexte, le risque est double : retarder davantage les échéances démocratiques tout en engageant une révision constitutionnelle sans cadre clairement défini. Plus qu’un simple ajustement, cette décision pourrait consacrer un basculement durable du processus de transition.

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