Le témoignage du médecin légiste haïtien Jean Armel Demorcy apporte un nouvel éclairage sur les circonstances de la mort de l’ancien président Jovenel Moïse. Entendu devant un tribunal fédéral à Miami le 12 mars 2026, l’expert a affirmé que le décès du chef d’État serait principalement attribuable à une balle ayant atteint le cœur lors de l’attaque armée contre sa résidence privée dans la nuit du 7 juillet 2021.
Au cours de son témoignage, le spécialiste a également indiqué que l’ancien président avait reçu plusieurs autres impacts de balles à différentes parties du corps, signe de la violence de l’assaut. Il a précisé avoir lui-même pratiqué l’autopsie trois jours après les faits afin d’établir avec précision les causes et les circonstances du décès.
Cette intervention judiciaire s’inscrit dans le cadre des procédures liées à l’assassinat du président haïtien, un dossier qui continue de soulever de nombreuses zones d’ombre. Dans ce contexte, la veuve du chef d’État, Martine Moïse, a récemment relancé le débat en accusant publiquement l’ancien président Michel Martelly et l’ex-Premier ministre Ariel Henry d’être impliqués dans le complot ayant conduit à l’assassinat de son mari. Une plainte a été déposée dans ce sens, des accusations qui continuent d’alimenter les tensions politiques et illustrent la complexité persistante d’une affaire qui marque profondément la vie politique en Haïti.
