Assassinat de Jovenel Moïse : la cour d’appel relance l’instruction et sollicite une entraide judiciaire internationale

Dans un tournant majeur de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse, la cour d’appel de Port-au-Prince a annulé, le 13 octobre, l’ordonnance d’inculpation rendue par le juge d’instruction Walter Wesser Voltaire. Ce dernier avait mis en cause 51 personnes, parmi lesquelles l’ancienne première dame, Martine Moïse.

La haute juridiction a ordonné la reprise complète de l’instruction, désormais confiée au magistrat Denis Cyprien. Ce changement marque une tentative de redynamiser un dossier enlisé, sur fond de critiques croissantes quant à son traitement judiciaire.

Dans le même arrêt, la cour d’appel a également sollicité l’entraide judiciaire des autorités américaines et canadiennes. L’objectif : auditionner plusieurs personnalités-clés, dont le Premier ministre Ariel Henry, l’ancien chef de la Police nationale Léon Charles, Martine Moïse, veuve du président défunt, ainsi que leur fils, Joverlein Moïse.

Cette relance de l’enquête, tout en ravivant les attentes de vérité et de justice, souligne également l’ampleur des zones d’ombre qui persistent autour de ce crime d’État. Alors que l’affaire s’enlise depuis plus de quatre ans, le renvoi du dossier à un nouveau juge et la recherche d’une coopération internationale pourraient représenter un tournant décisif. Plus le temps passe, plus l’affaire Moïse prend les contours d’un labyrinthe judiciaire dont l’issue demeure, pour l’heure, profondément énigmatique.

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