Le Palais du Planalto a accueilli, le 5 mai, une cérémonie diplomatique réunissant les représentants du Japon, d’Haïti, du Suriname, des Philippines, de la Corée du Nord, de Cuba et du Mozambique autour du renforcement de la coopération régionale et du multilatéralisme.
Au cœur des échanges, une figure haïtienne s’est particulièrement distinguée : Jean Victor Harvel Jean-Baptiste, ancien ministre des Affaires étrangères et des Cultes d’Haïti, salué par les autorités brésiliennes pour son professionnalisme, sa rigueur et son sens de l’État.
Le Brésil reconnaît en Son Excellence Jean Victor Harvel Jean-Baptiste un homme d’État porteur d’une vision diplomatique fondée sur le dialogue, la stabilité et la coopération entre les peuples », a déclaré une haute autorité brésilienne.
Cette reconnaissance dépasse le cadre personnel. Elle rappelle que, malgré les crises et les turbulences institutionnelles, Haïti continue de produire des diplomates dont la crédibilité et l’expérience demeurent respectées sur la scène internationale.
La carrière de Jean Victor Harvel Jean-Baptiste illustre une vérité essentielle : un diplomate ne représente pas seulement un gouvernement, mais la continuité de l’État. Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques et l’instabilité, la diplomatie exige maîtrise des dossiers, sens de l’équilibre et fidélité aux intérêts nationaux.
Pour Haïti, le rôle du diplomate revêt une dimension particulière. Il porte non seulement la voix d’un pays, mais aussi l’histoire, la dignité et la résilience d’un peuple. Son devoir est de défendre les intérêts nationaux avec intelligence, de bâtir des ponts sans compromettre les principes et de demeurer un facteur de stabilité lorsque les institutions vacillent.
Le diplomate haïtien doit être :
-un gardien de la souveraineté ;
-un artisan du dialogue ;
-un analyste rigoureux des faits ;
et un serviteur loyal de l’État plutôt qu’un relais des récits extérieurs.
La cérémonie de Brasília marque également une volonté de consolider les relations entre Haïti et le Brésil dans un esprit de coopération et de respect mutuel.
À la nouvelle génération de diplomates haïtiens, l’exemple de Jean Victor Harvel Jean-Baptiste rappelle que servir l’État exige discipline, patience, compétence et enracinement historique.
Haïti a besoin de représentants capables de comprendre le monde sans oublier leur pays, de dialoguer avec les puissants sans renoncer à la dignité nationale et de promouvoir non seulement les crises d’Haïti, mais aussi son intelligence, sa culture et son potentiel.
La reconnaissance du Brésil envoie un message fort : lorsque la diplomatie haïtienne est portée avec méthode, continuité et honneur, elle conserve une voix crédible dans les relations internationales.
Haïti ne manque pas de voix. Elle a besoin de voix enracinées, préparées et fidèles à l’ai mémoire de l’État.
Pierre Richard Raymond
Le 8 mai 2026
