Le déploiement de la Force de répression des gangs (GSF) franchit une nouvelle étape avec la visite en Haïti de son commandant, le Major-général mongol Erdenebat Batsuuri. Accompagné de militaires venus du Sri Lanka et du Tchad, le haut gradé s’est entretenu mardi avec le directeur général de la Police nationale d’Haïti, Vladimir Paraison. Au terme de cette rencontre, la délégation a annoncé l’arrivée prochaine de nouveaux contingents, appelés à appuyer les forces haïtiennes dans leur combat contre les groupes armés.
Cette initiative intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé. À travers le pays, les attaques des gangs se multiplient et gagnent en intensité, notamment dans le département de l’Artibonite. Un rapport du RNDDH sur le massacre de Jean-Denis, perpétré dans la nuit du 28 au 29 mars 2026, dresse un tableau alarmant : au moins 70 personnes tuées, plus de 30 blessées et plus de 5 000 déplacées.
Longtemps concentrée dans l’Ouest, le Centre et l’Artibonite, la violence armée s’étend désormais vers de nouveaux territoires. Le Sud-Est est à son tour frappé. Dans la nuit du 14 avril, des hommes lourdement armés ont pris pour cible la localité de Seguin, dans la commune de Marigot, au sud de Furcy, en direction de Jacmel. Le bilan provisoire fait état de sept morts et de nombreux blessés par balles, confirmant une expansion inquiétante de l’insécurité.
Face à cette spirale de violence, l’arrivée annoncée de renforts internationaux apparaît comme une réponse attendue, mais dont l’efficacité reste suspendue à sa mise en œuvre rapide et coordonnée sur le terrain.
