Renforcement des FAd’H : 341 nouveaux soldats intègrent l’institution
Dans un contexte marqué par une atmosphère tendue, où les tensions politiques ne cessent de monter à quelques heures de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, fragilisant davantage le pays, le ministre de la Défense, Jean-Michel Moïse, a procédé à la signature des avis de nomination de 341 nouveaux soldats des Forces armées d’Haïti (FAd’H).
Près de dix ans après leur remobilisation, les Forces armées d’Haïti peinent toutefois à s’imposer dans le système sécuritaire national. Rarement sollicitées, insuffisamment intégrées et souvent traitées comme le parent pauvre de la sécurité publique, elles demeurent en marge des grandes orientations stratégiques. La récente livraison de chars blindés à la Police nationale d’Haïti (PNH), dans le cadre d’un don de Taïwan, illustre le déséquilibre persistant dans l’allocation des ressources en matière de sécurité.
Sous-équipée et en sous-effectif, l’institution militaire reste aujourd’hui une force aux capacités limitées, incapable d’assurer pleinement sa mission régalienne de défense du territoire national. Si la nomination de nouveaux soldats constitue un signal politique important, elle ne saurait suffire sans une intégration effective des Forces armées d’Haïti dans une stratégie globale de sécurité, soutenue par des moyens adéquats et une vision claire de leur rôle au sein de l’appareil étatique.
