À quelques jours du 7 février, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, Haïti se retrouve une fois de plus plongée dans une crise politique profonde. Alors que les luttes de pouvoir paralysent le pays, les signaux envoyés par Washington témoignent d’un soutien explicite au Premier ministre Alix-Didier Fils-Aimé.

Dans une déclaration officielle, l’Ambassade des États-Unis en Haïti a salué le leadership de Fils-Aimé et ses efforts pour bâtir « une Haïti forte, prospère et libre ». Elle a également réaffirmé son engagement à accompagner le pays et ses dirigeants durant cette phase cruciale de la transition, en mettant l’accent sur la stabilité institutionnelle, la bonne gouvernance et le respect des aspirations du peuple haïtien.

Cette prise de position survient alors qu’un avion militaire américain a atterri, dans la matinée du mercredi 4 février, à l’aéroport international Toussaint Louverture, à Port-au-Prince. Cette arrivée fait suite à la présence, signalée la veille, de trois navires militaires américains au large des côtes haïtiennes. À ce stade, les autorités haïtiennes n’ont fourni aucune explication sur les motifs, la nature ou la durée de ces déploiements.

Ces mouvements militaires s’inscrivent dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé, marqué par la recrudescence des violences armées et le contrôle de vastes zones de la capitale par des groupes criminels. Ils ravivent les inquiétudes d’une population déjà éprouvée, d’autant que le flou entourant ces opérations alimente les interrogations sur leurs objectifs réels et leurs implications politiques.

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