Saisie d’un pétrolier au large du Venezuela : Washington durcit le ton, Caracas s’insurge

Les États-Unis ont annoncé avoir intercepté un très grand pétrolier au large du Venezuela, dont ils prévoient de conserver la cargaison. Sans donner de détails sur le navire, Donald Trump assure que l’opération est pleinement justifiée. Cette saisie s’inscrit dans la stratégie de pression économique et militaire menée par Washington pour affaiblir Nicolás Maduro, déjà ciblé par un embargo pétrolier et des opérations contre des embarcations accusées de trafic dans les Caraïbes.

Selon plusieurs experts internationaux, cet acte — qualifié de « vol éhonté » par Caracas — risque d’aggraver encore la situation des exportations de pétrole vénézuélien, déjà fragilisées par les sanctions et principalement tournées vers la Chine. Les achats européens, eux, devraient chuter de 75 % en 2025.

En réponse, Nicolás Maduro dénonce une ingérence « illégale et brutale » des États-Unis, qu’il accuse de mener des « guerres impériales » et de chercher à provoquer un changement de régime. Le gouvernement vénézuélien parle même d’une attaque contre un navire et d’un acte de piraterie internationale.

Cette saisie s’inscrit dans un contexte international déjà marqué par de fortes tensions géopolitiques. En cherchant à affaiblir le régime de Nicolás Maduro, Washington adopte désormais des actions maritimes offensives qui rappellent, selon certains analystes, les méthodes utilisées par les Houthis pour exercer une pression stratégique en interceptant des navires. Malgré des motivations différentes, le résultat est le même : une militarisation accrue des routes maritimes et une instrumentalisation du transport énergétique comme outil d’influence. Dans ce climat tendu, l’affaire dépasse largement le cadre du Venezuela pour devenir un nouvel épisode de la rivalité internationale autour du pouvoir et des ressources.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *