Madagascar : Sous la pression de la jeunesse, Andry Rajoelina quitte le pays en toute discrétion
Face à une contestation grandissante menée par une jeunesse mobilisée, notamment la génération Z, qui réclame sa démission depuis plusieurs mois, le président malgache Andry Rajoelina a quitté le pays ce dimanche de manière discrète, à destination de Dubaï. À ce jour, aucun communiqué officiel n’a confirmé une éventuelle démission ni précisé ses intentions politiques.
Selon des informations relayées par la presse internationale, le chef de l’État aurait quitté Madagascar à bord d’avions affrétés par la France et l’Allemagne. Les circonstances exactes de ce départ restent toutefois floues.
Cette fuite intervient dans un climat de forte tension : certaines unités de l’armée auraient rejoint les manifestants descendus dans les rues de la capitale et d’autres grandes villes, en soutien à la revendication principale — le départ du président.
Ce soulèvement s’inscrit dans une vague mondiale de mobilisations menées par la génération Z. Née à l’ère du numérique, cette jeunesse ultra-connectée, informée en temps réel, est profondément engagée sur les enjeux sociaux, économiques, politiques et climatiques. En Afrique, en Amérique latine, en Asie ou dans les Caraïbes, elle se mobilise contre des régimes perçus comme autoritaires, corrompus ou déconnectés des réalités. Grâce aux réseaux sociaux, elle transforme les frustrations locales en mouvements globaux, dénonce les abus de pouvoir et appelle à une gouvernance plus éthique, transparente et inclusive.
