Haïti : l’ONU tire la sonnette d’alarme après plus de 16 000 morts depuis 2022
Depuis janvier 2022, plus de 16 000 personnes ont perdu la vie dans des violences armées en Haïti, a alerté l’ONU, qui craint une détérioration encore plus grave de la situation si l’aide internationale ne se renforce pas rapidement.
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a souligné que près de la moitié de la population, soit environ 6 millions d’Haïtiens, dont 3,3 millions d’enfants, nécessitent une aide humanitaire d’urgence. De larges portions du territoire, y compris la capitale Port-au-Prince, sont aujourd’hui sous la coupe des gangs armés, auteurs d’actes de violence extrême : homicides, enlèvements et violences sexuelles.
La Mission multinationale de sécurité, dirigée par le Kenya et lancée pour appuyer les forces de sécurité haïtiennes, peine à avoir un impact significatif, freinée par des ressources limitées et un effectif insuffisant.
Par ailleurs, l’ONU dénonce des atteintes graves aux droits humains, pointant notamment le recours aux frappes de drones par les autorités, des exécutions extrajudiciaires commises par la police, ainsi que la recrudescence de lynchages perpétrés par des groupes d’autodéfense.
« Si rien n’est fait, le pire pourrait encore survenir », a averti Volker Türk, exhortant la communauté internationale à intervenir de toute urgence pour éviter un effondrement total du pays.
