Visa révoqué : Gustavo Petro sommé de quitter les États-Unis après une manifestation pro-palestinienne
C’est un fait diplomatique inédit. En marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU, le président colombien Gustavo Petro a été contraint de quitter précipitamment les États-Unis. Son visa a été révoqué ce samedi, quelques heures seulement après sa participation à une manifestation pro-palestinienne dans les rues de New York.
Connu pour son franc-parler, le chef d’État s’est exprimé avec virulence lors du rassemblement, allant jusqu’à appeler les soldats américains à « désobéir aux ordres ». Des déclarations que Washington a qualifiées d’« incendiaires ». Dans un communiqué publié sur le réseau social X, le département d’État américain a accusé Petro d’« incitation à la violence » et d’« actions téméraires », justifiant ainsi l’annulation de son visa.
La décision a surpris jusqu’aux milieux diplomatiques. Attendu pour porter la voix de la Colombie devant l’Assemblée générale, Petro n’aura finalement eu que peu de temps pour faire entendre son message sur la scène internationale.
Au-delà de son aspect spectaculaire, cet épisode vient raviver les tensions entre Bogotá et Washington, sur fond de désaccords géopolitiques persistants.
Pour de nombreux observateurs, cette révocation soulève une question de fond : en sanctionnant un chef d’État pour ses prises de position politiques, les États-Unis ne risquent-ils pas d’éroder leur propre conception de la liberté d’expression ? Ce précédent, jugé troublant par certains, relance le débat sur les limites imposées à la parole politique étrangère sur le sol américain.
